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Trouver son bonheur en terme d’hébergement, que ce soit pour le web ou tout autre application, peut devenir un véritable casse tête avec tous ces hébergeurs disponibles et toutes ces formules si variées en dénomination comme l’hébergement mutualisé, l’hébergement cloud privé ou publique, et ou cloud hybride, les serveurs VPS et dédiés, etc… Afin de s’y retrouver, je vais vous rédiger ici un petit lexique des solutions d’hébergement sur Internet, soit les principaux qu’on peut retrouver dans de nombreuses offres.

Bien entendu, cette liste n’est pas exhaustive vu l’évolution des technologies en continu.

1. L’hébergement local

C’est l’hébergement qu’on ferait à la maison si on a une adresse IP fixe (ou en passant par un DynDNS) et la connexion qui va avec (sans compter la consommation électrique).

Pratique si l’on veut commencer à déployer publiquement ses services sur Internet tout en ayant un accès direct au matériel.

L’hébergement local peut être évolutif mais les coûts peuvent être élevés car l’évolution de votre infrastructure nécessite des dispositions particulières comme la sécurité d’accès à votre centre de données, la redondance électrique et réseau (il sera alors nécessaire de négocier des contrats avec votre ou vos FAI(s)) etc…

2. L’hébergement mutualisé (ou shared hosting)

C’est l’hébergement clé en main à disposition de tous les webmasters qui se lancent ou qui recherchent de quoi faire tourner de petits sites.

Le principe est simple: prendre un serveur dédié où fonctionnent des services web en continu et qui héberge plusieurs clients à la fois dessus.

Le premier avantage d’une telle formule est, au niveau du coût, très économique. Le second est qu’il donne à l’hébergeur l’obligation de maintenir son hébergement et s’assurer que chaque service fonctionne parfaitement, du coup, pas besoin d’administrateur système à engager.

Mais l’inconvénient est que l’on peut se retrouver sur un hébergement mutualisé de mauvaise qualité avec des centaines voire des milliers d’autres clients avec qui votre site doit pouvoir cohabiter. Cela peut être restrictif en termes de performances où votre site ne peut atteindre son potentiel maximal et peut être soumis à des lenteurs et même des coupures intermittentes dues à l’activité anormale du voisinage. Néanmoins, la majorité des hébergeurs, s’ils sont sérieux, prennent leurs dispositions pour éviter ce genre de scénario.

3. L’hébergement sur serveur VPS

VPS pour Virtual Private Server, soit, en français, Serveur Privé Virtuel (SPV, ça fait moche hein?).

Comme son nom l’indique, il s’agit d’un serveur virtuel, et par analogie à l’hébergement mutualisé; c’est presque pareil.

En fait, les VPS se basent sur la technologie de la virtualisation, une méthode bien connue aujourd’hui visant à simuler un autre système informatique dans un système informatique déjà existant sur une machine réelle.

Par exemple: il est possible de créer une machine virtuelle Windows sur un iMac grâce à cette technologie.

Et bien c’est plus ou moins la même chose pour les VPS, un serveur physique est bien présent mais il ne sert qu’à faire fonctionner dessus des serveurs virtuels qui se partagent donc les ressources de cette machine physique.

Les avantages ici c’est qu’on a presque toute l’autonomie nécessaire pour gérer de A à Z son propre serveur et ses services: on a le contrôle « presque » total de son propre hébergement, et on peut y installer ce qu’on veut.

L’inconvénient est le même que pour l’hébergement mutualisé, car vu que chaque VPS se partage le CPU, la RAM et l’espace disque d’un serveur physique, s’il y a trop d’autres VPS que le vôtre hébergés dessus ou que certains d’entre eux aient une utilisation anormale des ressources, votre VPS peut être indirectement impacté, voir même hors service durant un certain temps. Comme toujours ici, c’est à l’hébergeur de prendre ses dispositions pour éviter ça.

4. L’hébergement sur serveur dédié

Il n’y a pas photo, l’hébergement sur serveur dédié, c’est vraiment le top.

Vous disposez ici d’une serveur physique rien qu’à vous (et non pas virtuel, ni partagé) où vous avez un contrôle total, bien évidemment.

Le gros avantage ici par rapport au VPS c’est qu’on a l’autonomie MAIS en plus la stabilité: parce qu’il n’y a que vous pour ce serveur!

Au niveau des performances, un serveur dédié apportera à vos services son potentiel maximal et à un niveau irréprochable car plutôt qu’être virtuellement limité, ici la seule limite est le matériel informatique que compose votre serveur. Et je tiens à ajouter que c’est à vous de choisir le matériel adéquat sachant que les hébergeurs affichent toujours le CPU, la mémoire et les disques durs utilisés, parfois même avec la possibilité de configurer le matériel.

Bon, qui dit autonomie dit aussi qu’il faut être débrouillard: vous allez devoir installer vos services vous même. Certains hébergeurs fournissent leur support pour vous aider à mettre en place vos services et à les rendre fonctionnels mais dans certains cas, ces frais d’infogérances peuvent être facturés.

L’autre inconvénient c’est le coût. Et oui, un serveur dédié coûte plus ou moins 50 euros par mois, et d’autres hébergeurs peuvent même démarrer leurs tarifs à 150 euros le mois. Je dois aussi vous dire que ces tarifs ne comprennent pas l’infogérance, et très souvent ils se négocient à l’année.

5. L’hébergement Cloud

Ici on va retourner dans l’univers de la virtualisation, tout comme les VPS, sauf qu’ici votre hébergeur a pris ses dispositions pour mettre en place un système d’hébergement un peu plus complexe mais qui apporte davantage de performances même si les ressources sont toujours partagées.

En fait le Cloud c’est plusieurs serveurs dédiés qui sont regroupés dans des « grappes », soit, rangés par groupes (ils peuvent être une dizaine voir beaucoup plus) et chaque groupe à ses propres fonctionnalités:

  • La partie opérationnelle pour tout ce qui est calcul et mémoire, soit des serveurs surpuissants (avec de gros CPUs) qui ont comme rôle d’établir toutes sortes de calculs afin de donner des résultats à vos clients ou visiteurs (comme par exemple un serveur web comme Apache),
  • La partie de stockage pour héberger toutes les données sur de nombreux disques durs, souvent en RAID-10 pour plus de redondance en cas de pannes.

Voila en bref.

Alors on peut se dire, autant prendre un serveur dédié pour la partie opérationnelle et un autre pour la partie de stockage de données, et c’est tout à fait faisable. Mais si l’un de ces deux serveurs plante, tout est planté car il n’y a aucune donnée à traiter pour la partie opérationnelle et vice-versa…

Ici concernant le Cloud c’est une multitude de serveurs opérationnels et de stockage qui sont déployés et qui poursuivent leur fonctionnement si l’un ou l’autre serveur plante, il y a toujours un relais qui est pris.

Google, Amazon, Facebook, Apple, etc… utilisent surement le Cloud (mais de façon privée bien sur) pour déployer leurs services, et ce, en répartissant cette technologie partout dans le monde, on parvient à faire un réseau Cloud d’une taille mondiale pour desservir n’importe qui et de manière redondante (une panne matérielle, voire plusieurs, ne leur causeront jamais d’ennuis).

Et pour info, les hébergeurs, qui eux sont orientés au public, fournissent ce type de services Cloud mais d’une manière à ce qu’on puisse moduler son hébergement, soit, prendre un VPS sur leur Cloud avec autant de mémoire, CPU et espace disque pour le système, et éventuellement rattacher à ceux-ci un ou plusieurs disques durs virtuels au choix.

L’avantage c’est que le Cloud apporte un maximum de sécurité au niveau des services fournis, et l’autre avantage est celui du prix où vous ne payez que ce que vous consommez comme ressources (vu qu’on peut tout moduler).

Pour le Cloud il est possible d’être facturé à la consommation, tout comme un abonnement de mobile.

L’inconvénient ici c’est qu’en termes d’autonomie, certes on a son propre serveur, néanmoins pas les même libertés: il est impossible d’installer n’importe quel OS vu que l’hébergeur prend déjà ses propres dispositions pour préconfigurer les OS installables afin qu’ils fonctionnent parfaitement avec leur infrastructure.

6. Le Cloud Hybride

Je pousse encore un peu plus loin mais certains hébergeurs qui fournissent des services Cloud publics permettent également de relier vos services Cloud à un ou plusieurs serveurs dédiés tant que tout est chez le même hébergeur, car chaque hébergement doit être physiquement lié sur le réseau.

Alors sa se passe par réseaux virtuels, bien entendu, suivant des règles de routage bien strictes, mais en reliant vos serveurs dédiés à vos serveurs Cloud et bien vous créez un réseau hybride, tout simplement.

L’avantage ici c’est que vous pouvez bâtir votre propre infrastructure selon vos souhaits tout en gagnant en stabilité et sécurité.

Par exemple un cas de figure qui me plait bien dans ce cas là, vous déployez vos services publics sur le Cloud, et en privé vos serveurs dédiés qui y sont liés (ça pourrait être des bases de données maitre et esclaves, un CRM, etc…) et ces deux technologies, ensemble, se partagent les informations. De quoi créer un réseau stable, performant et sécurisé.

Par contre, pour en venir à l’inconvénient, c’est vraiment ici au niveau du coût que ça se trouve et au niveau de la technique: il faudra payer cher (au moins 400 euros par mois) et avoir la technique pour tout configurer et maintenir.

En conclusion

Choisir son hébergement dépend de plusieurs choses à prendre en compte avant de choisir une des six formules sus-citées:

  • Le prix en vaut-il la peine?
  • Quelle est la qualité du service?
  • Quelle sera l’utilisation des services que je souhaite déployer?
  • D’un point de vue sécurité, quelle est l’importance des données que je vais traiter?
  • Quels sont les risques en cas de perturbations/coupures indésirables de mes services?
  • Mais surtout: quelle est la taille de mon projet sur Internet?

Sachez que chez Mosanweb, nous somme à votre disposition pour vous aider à répondre à toutes ces questions et pouvoir vous aider à trouver la solution adéquate tout en vous aidant à configurer votre infrastructure et vos services, et ce, au juste prix pour une qualité de service imbattable.

Nous restons à votre disposition pour vous aider et n’hésitez pas à nous laisser un petit commentaire ci-dessous, nous vous répondrons avec plaisir.

Gérant de Mosanweb.com, je partage ici mes connaissances techniques informatiques, plus généralement pour le web mais aussi tout ce qui touche directement la plateforme d'hébergement en elle-même.

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