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Créer un serveur Web à domicile? Faut-il être un expert informatique, ou avoir des connaissances approfondies dans le milieu? Je vous rassure: pas du tout! Et cela se fait même en quelques lignes de commandes, mais n’ayez crainte, sur cette article je vais vous guider à la création de votre premier serveur web, étape par étape, et en vous expliquant le plus clairement possible les différents détails.

Premièrement, qu’est-ce qu’un serveur web? Il s’agit d’un ordinateur qui fournit un service gérant « grossièrement » des pages web. Pourquoi grossièrement? Parce qu’il peut être complété par un système de bases de données (avec le moteur MySQL par exemple), une gestion complète des emails entrants et sortants (avec Postfix et Dovecot), etc… Son rôle est de stocker tous les fichiers de votre site internet, faire les calculs nécessaire, et envoyer la page et son contenu à vos visiteurs.

Dans ce guide vous apprendrez à mettre en place un serveur Web complet basé sur Ubuntu, qui en plus d’afficher des pages web, va pouvoir envoyer et recevoir des mails, gérer des bases de données et gérer des accès FTP pour modifier vos fichiers. Le tout contrôlé depuis une interface de gestion facile à utiliser et multi-utilisateurs!

Cette première partie est assez longue car elle vise à installer Ubuntu Server 16.10 sur VirtualBox. Chacune des étapes concernant le traitement de la préparation et de l’installation de ce système d’exploitation sont énoncées le plus clairement possible afin de vous assister au mieux.

Qu’est-ce donc ISPConfig ?

Aperçu du panneau de gestion ISPConfig

Aperçu du panneau de gestion ISPConfig

ISPConfig est un panneau de gestion multi-utilisateurs et multi-fonctions pour gérer l’hébergement complet d’un site web. Son avantage: il est facile à utiliser et totalement gratuit.

Il permet la gestion de l’hébergement de sites web, la gestion des fichiers par FTP, la gestion des bases de données MySQL et des utilisateurs associés, la gestion des noms de domaines (DNS) et bien plus encore.

Afin de mettre en place un tel panneau, il reste nécessaire de créer le système qui va pouvoir le supporter, ainsi que les programmes à installer pour permettre de créer un serveur web complet et la configuration à apporter à ces applications pour les relier à ISPConfig.

L’installation des programmes et d’ISPConfig se fera dans la partie 2 de ce guide. Il est fortement recommandé de bien suivre cette première partie avant de vous rendre sur la seconde (sauf si vous êtes un utilisateur avancé de Linux).

Ce dont vous avez besoin pour créer votre serveur Web

  • Un PC avec un processeur permettant la virtualisation et au moins 2GB de RAM libre,
  • Le logiciel VirtualBox (pour virtualiser notre serveur),
  • Une connexion à Internet et un peu de place sur le disque dur,
  • Une copie du fichier « image » de Ubuntu 16.10,
  • Un peu de jugeote (même si je reste disponible pour vous aider dans les commentaires).

Au fur et à mesure que nous progresserons dans ce guide vous récupérerez les différents liens de téléchargement pour les outils téléchargeables et autres fichiers…

Préparer le terrain

Mon ordinateur est-il compatible à la virtualisation?

Le menu pour accéder à votre gestionnaire de tâches

Je dois m’assurer avec vous que votre ordinateur possède bien les prérequis minimum pour exécuter un serveur web stable et que tout se passe pour le mieux lors du tutoriel. Si vous avez un PC Windows, tapez sur la touche WINDOWS et X en même temps ce qui va afficher un menu grisé en bas à gauche de votre écran. Là dessus se trouve le menu « Gestionnaire de tâches » sur lequel je vous invite à cliquer.

Apparaîtra ensuite une fenêtre un peu plus grande, si vous ne l’avez jamais utilisée, il sera nécessaire de développer cette dernière en cliquant en bas à gauche de la fenêtre sur « Plus de détails » et ainsi nous aurons plus d’options pour consulter l’information si votre ordinateur est compatible ou non avec la virtualisation.

Pour cela il faut vous rendre depuis le Gestionnaire des tâches sur l’onglet « Performances » et vous assurez que nous sommes bien positionnés sur le menu latéral de gauche sur « Processeur ». Une fois fait, en dessous du graphique à gauche vous verrez l’information « Virtualisation », assurez vous qu’il soit bien sur « Activé ». Le cas échéant il faudra aller dans le BIOS activer cette option si possible, si ce n’est pas non plus le cas alors c’est que votre processeur n’est pas compatible et votre PC ne pourra pas virtualiser.

Le gestionnaire de tâches avec la vue sur le Processeur, la virtualisation ici est bien active

Comment virtualiser un autre système d’exploitation sur mon PC?

Pour virtualiser le système sur lequel nous allons travailler, nous aurons besoin du logiciel dénommé VirtualBox qui est disponible gratuitement et qui est OpenSource (c’est à dire que sa recette de fabrication peut être accessible et modifiable à souhait) et qui permet de créer un système « virtuel » dans votre ordinateur, c’est à dire que sur votre PC il est possible de créer un autre PC, virtuel cette fois-ci. Je garde, par rapport à la virtualisation, l’image de poupées russes, car oui, il est possible de virtualiser un système dans un système virtuel existant… Mais ça c’est un autre sujet.

Téléchargement de l’outil VirtualBox:

Pour afficher la page des téléchargements, rendez-vous par ici: https://www.virtualbox.org/wiki/Downloads

Choisissez sous « VirtualBox 5…. platform packages » le système sur lequel vous voulez faire tourner VirtualBox. Dans ce tutoriel je vais utiliser la plateforme « Windows hosts« . Pour Mac, choisissez « OS X hosts » mais l’installation sera différente.

Cliquez plusieurs fois sur « Enregistrer le fichier » pour que votre navigateur vous l’autorise (figure ici avec Firefox)

Une fois le logiciel d’installation téléchargé, ouvrez le et cliquez sur suivant plusieurs fois afin d’installer le logiciel. A un certain moment l’installateur de VirtualBox va vous proposer de préparer le réseau, en effet, le logiciel a besoin d’utiliser votre réseau pour connecter notre futur serveur web à Internet et sur votre réseau pour le rendre accessible: choisissez Oui.

Cliquez sur Oui pour préparer le réseau de VirtualBox sur votre PC

Une fois que vous avez sélectionnez Oui, cliquez sur « Installer » pour exécuter la demande d’installation. Lors de l’installation, il va vous proposer l’installation de pilotes sur votre machine, acceptez les en choisissant « Installer » car ils sont essentiels au bon fonctionnement du programme!

Une fois l’installation terminée, il va vous proposer d’ouvrir VirtualBox, vous pouvez le faire sans craintes. Nous l’utiliserons de nouveau très bientôt 🙂

Télécharger l’image de Ubuntu Server 16.10

Ubuntu est un système d’exploitation libre intuitif et sécurisé ayant plusieurs rôles dont il fait bien son job: il est idéal pour les ordinateurs de bureau, les serveurs, et autres appareils portables… Il est tout à fait libre et gratuit, ainsi que tous ses logiciels et même ceux que nous allons utiliser (et oui!).

Pour télécharger Ubuntu, il faudra nous rendre sur le lien suivant: http://old-releases.ubuntu.com/releases/yakkety/

Cliquez sur l’image serveur à télécharger que vous pourrez retrouver sous le titre « Server install image« . Pour ce tutoriel je vais utiliser l’image 64-bit car elle correspond à l’architecture de mon processeur.

Page de téléchargement d'Ubuntu Server 16.10

Une fois le fichier téléchargé, nous avons tout en main pour enfin créer notre serveur web! C’est parti!

Installation et configuration de Ubuntu Server avec VirtualBox

Maintenant qu’on a tout à disposition, nous sommes parés pour créer notre premier serveur Web avec ISPConfig. Il sera important de suivre scrupuleusement chaque étape afin d’arriver vers l’installation de notre beau système d’hébergement web!

1. Ouvrir l’application de virtualisation « VirtualBox »

Application VirtualBox

C’est déjà un très bon départ, mais allons directement à l’essentiel: créer notre virtual machine (VM) ou machine virtuelle, ce sera sur cet ordinateur « virtuel » que nous allons créer notre serveur web.

2. Cliquez sur « Nouvelle » pour créer une nouvelle machine virtuelle (VM)

Fenêtre création d'une machine virtuelle sur VirtualBox

Vous allez devoir remplir ici le nom de votre VM, ainsi que son type qui sera Linux et son système d’exploitation qui est, bien entendu, Ubuntu. Choisissez bien la version en 64-bits! Si vous ne voyez que des versions en 32-bits, vérifiez que la virtualisation est bien active pour votre PC (voir début d’article), soit en l’activant via votre BIOS ou UEFI. Si c’est déjà le cas et que vous avez encore ce problème, vérifiez que Hyper-V est bien désinstallé de votre PC. Choisissez la mémoire RAM pour votre machine virtuelle

 

 

Ensuite il sera nécessaire de spécifié la taille de la mémoire que vous allez alloué à votre ordinateur virtuel. Comme je l’avais précisé en début d’article, 2GB de RAM, soit 2048 Mo devront être alloués à votre serveur. VirtualBox va en effet « emprunter » cet espace de mémoire à votre ordinateur afin de faire fonctionner votre PC virtuel.

Création du disque dur pour votre VM

Il ne reste plus qu’à créer votre disque dur virtuel, pour cela laissez l’option de base et cliquez sur « Créer« , une nouvelle fenêtre va alors s’ouvrir et vous demander de choisir entre trois types de format de disques dur virtuels. Laissez toujours bien celui par défaut, c’est à dire en format « VDI », les autres formats ne concernent que les autres logiciels de gestion de machines virtuelles comme Hyper-V ou encore VMWare…

 

Ensuite VirtualBox va vous demander si vous souhaitez allouer un espace disque dynamique ou fixe. Dans ce cas là, vous pouvez aussi bien choisir l’un que l’autre mais quelques explications doivent être faites avant. Quoi qu’il arrive il faudra donner une taille à votre disque dur virtuel.

  • Dynamiquement alloué: votre disque ne se « remplira » pas de la même façon, en effet, il va prendre du « poids » sur votre disque dur physique si vous ajoutez des fichiers au fur et à mesure. Sa taille est donc évolutive en fonction de votre activité. L’avantage c’est que vous ne prenez pas au départ beaucoup de place sur votre PC, mais l’inconvénient c’est au niveau des performances ou votre serveur Web sera un peu plus lent s’il y a beaucoup d’écritures.
  • Taille fixe: votre disque dur a sa propre taille et ne grossira pas (et ne mincira pas non plus). L’avantage réside au niveau des performances car la taille conférée lui donne déjà des accès en écriture sur ce même « fichier » qui est votre disque dur virtuel. L’inconvénient par contre est dur à sa taille qui est déjà fixée au maximum: votre PC va le reconnaître comme étant un fichier « lourd ».

Personnellement, j’ai choisi un disque dur de taille fixe pour faire ce tutoriel.

Taille du disque dur

Définissez ensuite l’espace disque adéquat pour votre serveur web. Tout dépend du nombres de fichiers et leurs tailles qui y seront transférées.

Pour ma part je me suis permis d’établir un espace de 32 GB, je n’ai pas pu faire plus car j’ai un disque dur SSD et je ne veux pas prendre toute la place sur mon disque. Vous pouvez en ajouter autant que vous le désirez (tant que vous en avez la capacité) néanmoins je vous déconseille d’aller en dessous de 20 GB…

Cliquez sur créer et laissez la magie de VirtualBox s’opérer: votre disque dur est en train de se créer briques par briques!

Création du disque dur virtuel par VirtualBox

Si vous avez choisi comme moi un disque dur à taille fixe, cela va prendre un peu de temps voir plusieurs minutes si votre disque dur et votre système sont un peu plus lents…

3. Configurer sa nouvelle machine virtuelle

Félicitations! Vous venez de créer votre premier ordinateur virtuel, mais n’en restons pas là car on est loin d’avoir terminé. Il faut maintenant paramétrer votre VM afin qu’elle puisse accéder à Internet, y ajouter l’image disque d’Ubuntu pour l’installation et ensuite poursuivre cette installation…

Nouvelle machine virtuelle crée

Soulignée en bleu foncé, VirtualBox vous montre à l’écran votre VM

Cliquez sur l’onglet « Configuration » dans le menu et rendez-vous directement dans le menu latéral sur « Réseau ».

Configuration du réseau de la VM

De base VirtualBox configure ses VM en mode d’accès réseau natté ou NAT. C’est à dire qu’elle ne va pas directement lier la VM à votre réseau local mais va utiliser votre PC en tant qu’intermédiaire. Idéalement, il vaut mieux utiliser sa VM en bridge ou « Accès par pont » afin qu’elle soit reconnue sur votre réseau comme un autre ordinateur et ainsi directement être accessible par ce dernier tout en étant connectée à Internet pour installer ses programmes et mises à jour.

Cliquez sur « OK« et ensuite cliquez sur « Démarrer » pour exécuter le lancement de votre machine virtuelle.

Erreur lors du démarrage, pas d'image bootable détectée

Pas de panique! Votre VM ne sait pas quoi démarrer pour commencer vu qu’on ne lui a pas encore demander de charger Ubuntu.

Votre VM a démarré mais ici elle ne détecte aucun média bootable pour commencer. C’est à dire qu’il lui faut un système à installer et c’est bien ce qu’on va faire.

Cliquez, dans le menu principal, sur « Périphériques » et rendez-vous sur « Lecteurs optiques » puis sur « Choisir l’image de disque existante… ».

Dans vos fichiers, recherchez l’image disque d’Ubuntu téléchargée. Sélectionnez là et cliquez sur « Ouvrir ».

Choisir l'image ISO de Ubuntu Server

Une fois chargée, cliquez sur « Machine » puis sur « Redémarrer ».

4. Installation de l’image Ubuntu Server 16.10

C’est parti, nous allons pouvoir enfin installer Ubuntu Server 16.10, suivez scrupuleusement chaque point car l’interface d’utilisateur peut présenter certains pièges pour les utilisateurs novices.

NOTE IMPORTANTE: votre souris est bloquée dans l’écran VirtualBox de la console d’installation? Appuyez sur la touche CTRL droite du clavier, cela va vous aider à vous en sortir 🙂

Et voici la page de première installation:

Première page d'installation

Remarquez que la première interface demande directement de choisir dans quelle langue nous allons travailler. A l’aide des touches directionnelles du clavier, on va devoir nous positionner sur « Français » et confirmer avec la touche Enter du clavier.

Ecran d'accueil d'installation d'Ubuntu Server

Une fois que nous sommes positionnés sur « Installer Ubuntu Server » (toujours à l’aide des flèches directionnelles du clavier, il faudra prendre cette habitude), appuyez ensuite sur la touche Enter de votre clavier pour confirmer.

Le mode console présent est basé sur Linux, il faudra prendre l’habitude de nous positionner à l’aide du clavier, car le système que nous allons installer est fait pour être un serveur et non pas un PC de bureau avec des fonctionnalités comme la souris, le volume (son), etc… qui sont activés. Un serveur ne fournit que l’essentiel et ne permet pas de profiter de facilités d’usages pour grand public.

Sélectionnez France si ce n’est déjà fait et confirmez avec Entrée ou Enter…

Le programme d’installation nous invite à vérifier l’agencement du clavier. Vous pouvez sélectionner « Oui » à l’aide de la flèche de gauche et Entrée. Le programme d’installation vous demandera alors d’appuyer sur une série de touches sur votre clavier afin de reconnaitre si votre clavier est un QWERTY, AZERTY français ou belge…

Ensuite le programme va lancer une série de tests pour détecter le matériel de votre PC, sa configuration sur le réseau (comme on l’a fait en bridge), cela peut prendre quelques petites minutes.

Ici on nous demande un nom pour notre serveur. Rassurez vous, il n’est pas impératif de le modifier pour l’instant, vous pouvez appuyer sur flèche du bas ou TAB (tabulation) pour vous rendre sur « Continuer ».

Dans cette étape nous allons créer un utilisateur. Par sécurité il sera nécessaire d’en spécifier un premier car l’accès au compte « root » ou « racine » est déconseillé pour configurer son serveur (pour des raisons de sécurité car il a vraiment TOUS les privilèges sur le serveur, possibles et imaginables).

Il faudra dans cette première étape donner un nom à votre futur identifiant (ce qui se fera dans la seconde étape). Néanmoins, cela n’a comme but que d’identifier l’utilisateur.

Par acquis de conscience, je vais laisser « administrateur », mais libre à vous de définir le nom de l’utilisateur souhaité.

Une fois terminé, faites flèche du bas et « Continuer »:

Par contre sur le second écran de création de compte, il faudra renseigner un login, c’est à dire un nom spécialement prévu pour vous connecter au système.

Je vais donc laisser « administrateur ».

Allez sur « Continuer » et nous allons de suite y configurer un mot de passe à ce nom d’utilisateur:

Je vous invite à entrer un mot de passe, celui que vous voulez.

Évidemment, celui-ci n’est pas si sécurisé: « adminsitrateur123 » est, dans le cadre de ce tutoriel, un mot de passe très simple et pas du tout sécurisé.

Pour rappel, favorisez un mot de passe de 8 caractères avec des caractères numériques et alphabétiques en minuscules et en majuscules, dont un ou plusieurs symboles spéciaux comme @,!,é,#, etc… si jamais vous mettez ce serveur un jour en ligne 🙂

Ah, et aussi, si vous souhaitez voir votre mot de passe entré en clair, afin d’être sur de n’avoir pas fait d’erreur, appuyez sur la touche TAB lorsque vous êtes dans la case du mot de passe, vous allez mettre ensuite en surbrillance « Afficher le mot de passe en clair » et une fois dessus appuyez sur ESPACE pour sélectionner.

Appuyez ensuite sur TAB ou flèche du bas et confirmez sur « Continuer » une fois que vous avez terminé.

Vous tomberez ensuite sur une page similaire où il faudra confirmer votre mot de passe entré précédemment (pour confirmer que vous n’ayez pas commis d’erreur…).

Après avoir configurer votre mot de passe, l’installateur vous invite à protéger votre répertoire personnel en le cryptant. Ce n’est pas du tout le sujet du tutoriel en ce moment, confirmez sur « Non ».

L’installateur va ici reconnaitre automatiquement la zone de temps selon la localisation de votre système actuel. Si pour vous tout est correct, confirmez sur « Oui », sinon sélectionnez « Non » et suivez les instructions proposées par l’installateur Ubuntu pour corriger le tir.

La timezone est là zone correspondant au temps actuel où se trouve le serveur. Cela est important notamment si vous décidez plus tard de mettre un compteur avec date et heure sur votre site, voire même pour la sécurité de vos sites lorsque vous les configurerez avec SSL, afin que tout fonctionne correctement.

Si l’installateur Ubuntu détecte que votre disque dur est déjà « monté », c’est à dire, en cours d’utilisation par le système, il faudra le démonter pour que l’installateur puisse correctement travailler dessus.

Pour cela nous allons sélectionner « Oui » pour démonter les partitions du disque dur en cours d’utilisation.

Ici le système d’installation va nous inviter à préparer le partitionnement du disque avant l’installation. Nous allons laisser le choix par défaut qui est « Assisté – utiliser tout un disque avec LVM » pour laisser l’installateur choisir seul de la taille des différentes partitions nécessaires au système.

Un utilisateur Linux avancé trouvera un intérêt particulier à modifier ces paramètres mais ce n’est pas le sujet du tutoriel pour l’instant.

Appuyez sur Entrée sur ce paramètre de base et poursuivons:

Ici l’installateur détecte le disque dur associé, appuyez de nouveau sur Entrée pour confirmer.

De nouveau ici, le programme d’installation veut s’assurer qu’on n’ait fait aucune erreur précédemment. Si tout est correct vous devriez avoir la même chose que moi.

Si tout est bon, faites flèche de gauche et Entrée sur « Oui ».

Ici le système vous invite à définir la quantité d’espace à utiliser. L’installateur ajoute automatiquement la taille maximale du disque que vous avons préparé avec VirtualBox. Néanmoins cet espace peut être légèrement inférieur car le système d’installation réserve pour le partitionnement d’autres espaces pour le système d’Ubuntu Server.

Nous pouvons sans crainte faire flèche bas et « Continuer ».

Comme nous pouvons le constater ici, le programme d’installation va créer des nouvelles partitions et modifier celles qui sont existantes.

Si certaines sont existantes c’est parce que j’avais déjà fait l’opération dans le passé et réutilisé un disque dur virtuel que j’avais précédemment créer: vous n’auriez pas donc le même affichage que moi.

Si vous avez bien suivi mes instructions jusqu’ici, on peut enfin confirmer sur « Oui » et l’installateur s’exécutera directement:

Et c’est parti, Ubuntu Server 16.10 est en train d’être installé sur votre machine virtuelle VirtualBox. Laissez bien l’installateur charger jusqu’à la fin de l’opération. Cela peut prendre plusieurs minutes…

Maintenant que nos fichiers sont installés sur le disque, il sera nécessaire de faire quelques petits réglages.

Ici nous allons configurer l’outil de gestion des paquets. Voyez par paquets ces programmes que Linux utilise pour fournir ces services. Ils proviennent de sources publiques gérées par la communauté d’Ubuntu. Ils sont libres et entièrement gratuits: on dit qu’ils sont « Open Source », soit, leur recette de fabrication peut être lisible, éditable et exécutable gratuitement. Il s’agit vraiment d’une philosophie partagée parmi des millions d’utilisateurs.

Sur cette étape de configuration, l’installateur nous invite à spécifier un serveur proxy pour télécharger les paquets, mais cela n’est pas nécessaire dans le cas présent et plutôt réservé aux utilisateurs avancés.

Rendez-vous directement sur « Continuer » sans faire la moindre modification:

Après avoir fait quelques téléchargements, le programme d’installation nous invite à choisir si nous désirons effectuer automatiquement les mises à jour de sécurité ou non.

Personnellement, je choisis pour cette étape l’option « Installer les mises à jour de sécurité automatiquement » car je favorise vraiment ce type de mise à jour visant à résoudre d’éventuelles vulnérabilités pouvant toucher le système.

Libre à vous de sélectionner « Pas de mises à jour automatiques » ou « Installer les mises à jour de sécurité automatiquement ».

Néanmoins pour ce tutoriel nous n’utiliserons pas la solution de la société éditrice d’Ubuntu qu’est Canonical qui nous propose d’utiliser leur solution « Landscape »…

Ici l’installateur nous demande ce que nous souhaitons installer comme premiers paquets. Laissez bien toutes les options de bases telles que montré ici dans l’illustration et sélectionnez directement sur « Continuer ». Ces applications, nous les installerons nous même.

Nous sommes très proches de la fin de l’installation!

Ici le programme nous invite à installer GRUB qui est le logiciel d’amorçage du système, c’est à dire que ce petit programme va faire en sorte que le système d’exploitation Ubuntu Server démarre correctement sur votre ordinateur.

Sélectionnez, bien sur, « Oui » pour valider l’installation.

Félicitations! Vous venez de terminer l’installation d’Ubuntu Server 16.10 sur VirtualBox.

Cliquez pour terminer sur « Continuer », votre VM va redémarrer, et ensuite vous rediriger sur GRUB qui va exécuter Ubuntu pour finalement arriver là:

Jusqu’ici nous avons vraiment fait du très bon travail. Bon, c’est assez, comment dire, vide pour une installation aussi complète. Néanmoins vous serez surpris des fonctionnalités que nous allons très prochainement mettre en place.

En attendant la venue de la seconde partie de ce guide, je vous invite à un peu patienter jusqu’à la fin de sa rédaction, car cette partie va traiter exclusivement de l’exploitation du système d’exploitation Ubuntu Server 16.10 et de l’installation & la configuration du serveur web avec ISPConfig par dessus.

Patience, ça va arriver 😉

Gérant de Mosanweb.com, je partage ici mes connaissances techniques informatiques, plus généralement pour le web mais aussi tout ce qui touche directement la plateforme d'hébergement en elle-même.

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